Imaginer toujours le pire : les mécanismes qui l’expliquent

Imaginer toujours le pire : les mécanismes qui l’expliquent

Tu connais sûrement cette scène…
Tout va bien, puis un détail te fait tiquer : un message qui ne répond pas 📱, un silence inhabituel, un regard difficile à interpréter, une sensation dans ton corps. Rien d’extraordinaire. Et pourtant…

Ton cerveau s’allume comme une alarme incendie.
En quelques secondes, il construit un scénario catastrophe : accident, rejet, mauvaise nouvelle, rupture, problème grave…
Et tu n’as rien demandé.
C’est automatique. Instantané. Épuisant.

Le plus frustrant ?
Une partie de toi SAIT que ces pensées ne sont pas réalistes… mais elles semblent plus fortes que la logique.

🧠 Selon le chercheur Robert Leahy (Ph.D.), 95 % des scénarios catastrophistes ne se produisent jamais.
Pourtant, ton cerveau réagit comme si ces dangers étaient déjà là.

Pourquoi ?

Parce qu’il ne cherche pas à te piéger.
➡️ Il cherche à te protéger.
➡️ Il anticipe avant de réfléchir.
➡️ Il privilégie le danger pour éviter une éventuelle douleur.
➡️ Il fonctionne souvent avec de vieilles alarmes… même quand la situation est sûre.

Et tu n’es pas seul dans ce vécu :
Selon l’American Psychological Association, près d’une personne anxieuse sur deux souffre de pensées catastrophistes incontrôlables.

Si tu te reconnais dans ces phrases :

« J’imagine toujours le pire, même quand tout va bien. »
« Mon cerveau part en vrille avant même que je comprenne ce qui se passe. »

Alors écoute bien :
Ce que tu vis n’est ni une faiblesse, ni un manque de contrôle.
C’est un mécanisme neurologique et émotionnel réel, modifiable et compréhensible.

La même femme, assise près d’une fenêtre, regard tourné vers l’extérieur.

🔎 Le saviez-vous ?

Le cerveau humain traite une information négative 5 fois plus fortement qu’une information positive.
(Source : Baumeister et al., Review of General Psychology, 2001)

Ce biais augmente naturellement la probabilité d’imaginer le pire.


Aujourd’hui, tu vas enfin comprendre :

  • pourquoi ton esprit fabrique des scénarios catastrophes,
  • comment ce réflexe se construit dans ton cerveau,
  • pourquoi certaines personnes y sont plus sensibles,
  • et comment commencer à reprendre le calme sur ce mode “alerte”.

Et maintenant, une question essentielle pour la suite :

Et si ton cerveau se trompait de danger ? 🔥

C’est ce qu’on va explorer ensemble.



QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE “IMAGINER TOUJOURS LE PIRE” ?

La même femme dans son salon, la main posée près de la tempe comme en réflexion

Quand tu te surprends à imaginer toujours le pire, tu n’inventes pas un problème : tu actives un mécanisme psychologique très connu appelé
👉 le catastrophisme cognitif.

C’est un réflexe mental dans lequel ton cerveau :

  • amplifie automatiquement le danger 🔥
  • minimise les scénarios neutres ou positifs
  • remplit les zones floues avec des hypothèses négatives
  • crée des pensées catastrophistes pour “te préparer au pire”

Il ne cherche pas à dramatiser.
➡️ Il cherche à réduire l’incertitude, un état que le cerveau tolère très mal.
Une étude de l’Université de Londres (2016) a montré que l’incertitude active les mêmes zones que la douleur physique.


🧠 Pourquoi ton cerveau privilégie spontanément le négatif ?

Ce réflexe s’explique par le biais de négativité, très documenté en psychologie cognitive.

Selon Baumeister et al. (Review of General Psychology) :

Le cerveau réagit cinq fois plus fortement à une information négative qu’à une positive.

Ce biais est un héritage évolutif : repérer les menaces augmentait les chances de survie.
Aujourd’hui, il reste actif même quand la situation est banale.


💬 Exemple concret

Quelqu’un lit ton message mais ne répond pas.
Objectivement, cela peut vouloir tout et rien dire.
Mais ton cerveau, lui, peut imaginer :

  • “Il m’en veut.”
  • “J’ai dit quelque chose de mal.”
  • “Il s’éloigne.”
  • “Il est arrivé quelque chose.”

C’est ainsi que se forment les scénarios catastrophes avant même que tu aies eu le temps d’analyser la réalité.


📌 À retenir
Imaginer toujours le pire n'est pas un défaut.
C’est un système de protection qui anticipe pour éviter une
douleur… même quand cette douleur n’existe pas réellement.

Le catastrophisme devient envahissant lorsqu’il tourne en boucle et se combine aux ruminations mentales.
Pour mieux comprendre cette spirale, tu peux lire :
➡️ Ruminations nocturnes : pourquoi je pense trop le soir ?


Avec ces bases, on peut maintenant s’intéresser à ce qui déclenche ce mécanisme.


Pourquoi ton cerveau imagine-t-il toujours le pire ? Les 4 causes majeures

Imaginer toujours le pire n’est jamais un hasard.
Ce réflexe apparaît quand certains systèmes émotionnels, cognitifs ou physiologiques deviennent plus sensibles. Voici les quatre causes les plus fréquentes — et tu vas voir, elles sont toutes logiques.

La même femme assise à une table, un carnet ouvert devant elle, l’air de chercher à comprendre ses pensées.

1. L’anxiété : un cerveau réglé sur “danger” ⚠️

Lorsqu’on vit avec de l’anxiété, le cerveau adopte un mode d’hypervigilance.
L’amygdale — la zone qui détecte les menaces — se met à réagir plus vite et plus fort, parfois même quand tout est normal.

Une étude de l’Université de Stanford a montré que l’amygdale des personnes anxieuses est jusqu’à 30 % plus active, même face à des signaux neutres.

Ce que ça crée :

  • une anticipation rapide du pire scénario
  • une difficulté à tolérer l’incertitude
  • une sensation de danger invisible
  • une impression que “quelque chose va arriver”

Exemple concret :
➡️ un petit retard dans le planning devient « il y a un problème ».

Pour aller plus loin, tu peux lire :
➡️ 6 Habitudes Pour Apaiser l’Anxiété


2. L’hypersensibilité émotionnelle 💗

Certaines personnes ressentent les émotions plus intensément.
Cette sensibilité n’est pas une faiblesse, mais un fonctionnement particulier du système nerveux.

Ce que cela provoque souvent :

  • une réaction émotionnelle rapide face à l’inconnu
  • une perception accrue des signaux faibles
  • une tendance à analyser chaque détail
  • un imaginaire plus fertile… donc parfois plus anxieux

Exemple :
➡️ Une micro-expression dans le visage de quelqu’un peut être interprétée comme un signe de distance, alors qu’elle ne signifie rien.

Cette hypersensibilité rend simplement l’ambiguïté plus difficile à supporter.


3. Les expériences passées et la mémoire émotionnelle 🧩

Le cerveau mémorise davantage les expériences douloureuses que les expériences neutres ou positives.
C’est un mécanisme conçu pour protéger : si quelque chose a fait mal, le cerveau veut éviter que cela recommence.

Des recherches publiées dans Neuroscience Letters montrent que l’imagination d’un danger peut activer presque les mêmes circuits que le danger réel.

Concrètement :

  • une situation présente peut activer les émotions d’une situation passée
  • un silence peut rappeler un manque vécu auparavant
  • une incertitude peut réactiver une vieille peur

Exemple :
➡️ si quelqu’un t’a déjà laissé sans réponse, un simple « vu » peut réveiller toute une scène intérieure.

Pour comprendre ce lien passé-présent, tu peux lire :
➡️ Peur de l’abandon et mémoire du corps : quand le passé parle


📌 À retenir
Le cerveau ne fabrique pas des scénarios catastrophes “pour rien”.
Il essaie d’éviter de nouvelles blessures. Son objectif premier est
la survie émotionnelle, pas la précision.

4. Quand l’intensité émotionnelle borderline amplifie la perception du danger 💥

Certaines personnes borderline ressentent leurs émotions plus vite, plus fort, et plus longtemps que la moyenne.
Cette intensité rend l’incertitude difficile, et la moindre ambiguïté peut être perçue comme une menace potentielle.

Ce que cela peut créer :

  • un silence perçu comme un rejet
  • un retard vu comme un signe d’abandon
  • une expression neutre ressentie comme un jugement
  • une difficulté à sortir de la spirale une fois qu’elle commence

Mini-exemple :
➡️ Une réponse courte (“ok”) peut être interprétée comme froide ou hostile, même si ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas un choix :
➡️ c’est un fonctionnement neuro-émotionnel spécifique, validé par la recherche clinique.

Pour mieux comprendre ce lien, tu peux lire :
➡️ Anxiété chez les personnes borderline : un lien trop méconnu


✨ En résumé

Ces quatre facteurs — anxiété, hypersensibilité, mémoire émotionnelle et intensité borderline — créent un terrain où le cerveau préfère anticiper plutôt que risquer.

Dans la prochaine section, on va voir comment ces mécanismes se manifestent au quotidien et comment reconnaître les signes du catastrophisme.


Les signes que tu es dans le catastrophisme

Imaginer toujours le pire se reconnaît à des signaux très précis.
Ce ne sont pas des “défauts”, ni un manque de maîtrise : ce sont des réactions internes automatiques, souvent liées à un système émotionnel très sensible.

Voici les signes les plus fréquents lorsque le catastrophisme s’installe.

La même femme, vue un peu plus de côté, main sur la poitrine ou le col, montrant une légère tension.

1. Tu construis rapidement une “histoire négative” à partir d’un détail 🔍

Un silence, un message bref, un regard neutre…
Et ton esprit imagine immédiatement un scénario problématique.

Exemple :
➡️ Une personne répond “ok” et ton cerveau y voit un reproche ou un malaise.


2. Tu remplis les zones floues avec le pire scénario 📉

Dès qu’une situation manque de clarté, ton cerveau comble l’inconnu par des hypothèses négatives.
C’est une manière inconsciente de vouloir réduire l’incertitude.


3. Tu ressens un besoin intense d’être rassuré(e) 🤝

Lorsque les pensées catastrophistes commencent, tu peux ressentir un besoin immédiat de :

  • vérifier
  • demander une confirmation
  • réinterpréter tout ce qui vient de se passer
  • chercher un signe que “tout va bien”

Ce besoin n’est pas un caprice :
➡️ c’est une façon de calmer l’alerte interne.


4. Tu sur interprètes les signaux faibles ou ambigus 👀

Le cerveau en mode catastrophisme amplifie tout :

  • ton de voix
  • délai de réponse
  • humeur des autres
  • changements mineurs du quotidien

Exemple :
➡️ Quelqu’un est un peu plus silencieux que d’habitude, et ton esprit imagine qu’il y a un problème.


5. Une simple inquiétude se transforme en spirale anxieuse très vite 🔄

Ce mécanisme est souvent automatique :

  1. Un détail t’inquiète
  2. Tu imagines le pire
  3. L’émotion augmente
  4. Tu repenses encore plus au scénario
  5. La spirale s’auto-alimente

Lorsque ce processus se déclenche surtout le soir ou la nuit, tu peux retrouver des outils concrets dans :
➡️ Ruminations nocturnes : 7 techniques pour les arrêter


6. Tu as du mal à envisager un scénario neutre ou positif ⚖️

Ce n’est pas que tu es “pessimiste”.
C’est que ton cerveau a appris à :

  • repérer les menaces
  • anticiper le risque
  • minimiser l’option “tout va bien”

Il préfère se préparer plutôt que d’être surpris.


📌 À retenir
Le catastrophisme n’est pas un manque de logique.
C’est un système de protection émotionnel qui se déclenche
trop vite ou trop fort. Ces signes montrent un état d’alerte,
pas une faiblesse personnelle.

Ces signes montrent comment le réflexe d’imaginer toujours le pire peut influencer la perception, les émotions et parfois même les comportements.
Dans la partie suivante, on va comprendre comment ce mécanisme se forme dans le cerveau et pourquoi il s’ancre aussi profondément.


Comment le catastrophisme se met en place dans le cerveau

Pour comprendre pourquoi tu en viens à imaginer toujours le pire, il faut regarder comment fonctionne ton cerveau lorsqu’il perçoit une incertitude.
Le catastrophisme n’est pas “dans la tête”, il s’appuie sur un enchaînement biologique très précis.

Voici comment ce mécanisme s’installe.

La même femme, assise dans un espace calme, yeux fermés ou demi-clos, posture de respiration

1. L’amygdale s’active trop vite 🧠🔥

L’amygdale est la zone du cerveau qui détecte les menaces.
Chez certaines personnes, elle réagit avant même que tu aies conscience d’un danger réel.

Elle fonctionne sur un mode très simple :
➡️ “Si je ne suis pas sûr que c’est sans danger… alors c’est dangereux.”

Cela explique pourquoi un détail minime peut déclencher une émotion forte.

Exemple :
➡️ quelqu’un tarde à répondre → l’amygdale interprète ça comme un risque.


2. Le cortex préfrontal arrive trop tard ⏳

Le cortex préfrontal est la zone qui analyse, relativise, met en perspective.
Mais il intervient après l’amygdale.

Résultat :

  • l’émotion part avant la réflexion
  • la logique arrive trop tard
  • tu peux “savoir” que c’est irrationnel… mais ne pas réussir à te calmer immédiatement

C’est ce décalage qui crée la sensation :

« Je comprends, mais je n’arrive pas à me raisonner. »


3. Le cerveau cherche à confirmer ce qu’il ressent 🔍

Une fois que l’amygdale a activé le mode “alerte”, ton cerveau se met à chercher des éléments qui justifient cette alerte.

C’est ce qu’on appelle :
➡️ le biais de confirmation.

Tu remarques :

  • un ton de voix
  • un silence
  • une micro-expression
  • un comportement un peu différent

Et ton cerveau les relie automatiquement au scénario négatif déjà enclenché.

Le danger n’est pas réel,
➡️ mais la cohérence émotionnelle l’est.


4. L’imagination amplifie le tout 🎬

Quand une émotion forte est activée, l’imagination prend le relais.
Elle joue un rôle protecteur, mais mal calibré :

  • elle complète les zones floues
  • elle anticipe les risques
  • elle crée des “films mentaux” pour t’y préparer

C’est là que naissent les scénarios catastrophes.

Exemple :
➡️ Une douleur légère → “Et si c’était grave ?”


5. La spirale anxieuse se renforce 🔄

Le circuit complet ressemble à ceci :

Détail ou incertitude →
Activation émotionnelle →
Pensée négative →
Scénario catastrophiste →
Augmentation de l’émotion →
Nouvelle pensée négative →
Nouvelle spirale

Plus ce circuit se répète, plus il devient automatique.


📌 À retenir
Le catastrophisme n’est pas un signe de faiblesse.
C’est un enchaînement neurologique dans lequel l’émotion
arrive plus vite que la réflexion. Le cerveau n’exagère pas
pour te nuire, mais pour te protéger.

Ce schéma interne explique pourquoi il est parfois difficile de “se calmer” uniquement par la logique.
Pour aider ton système nerveux à ralentir cette réaction automatique, certaines pratiques corporelles peuvent être utiles, comme le scan corporel et la relaxation musculaire.


Quand s’inquiéter ? Les signes importants

Imaginer toujours le pire est un réflexe courant et humain.
Mais parfois, ce mécanisme peut devenir si présent qu’il commence à peser sur ton quotidien.
Voici quelques signaux qui indiquent qu’il pourrait être utile d’en parler avec un professionnel.

La même femme en train de parler avec un professionnel flou en face d’elle

1. Les pensées catastrophistes reviennent presque chaque jour 🔁

Lorsque ton esprit bascule très souvent dans le scénario négatif, même pour des situations simples, c’est un signe que ton système émotionnel est sursollicité.

Exemple :
➡️ Avant un simple rendez-vous, ton cerveau imagine déjà toutes les choses qui pourraient mal se passer.


2. Ces pensées te fatiguent mentalement 😮‍💨

Le cerveau dépense beaucoup d’énergie lorsqu’il anticipe le pire.
Si tu te sens vidé(e), nerveux(se) ou constamment sur le qui-vive, c’est que ton état interne fonctionne en mode “alerte”.


3. Tu te sens en insécurité même quand tout va bien 🔒

Il arrive parfois de ressentir un malaise diffus, comme si un danger invisible était présent, même en l’absence de signaux externes.

Exemple :
➡️ Tout se passe bien dans ta journée, mais tu ressens un stress sans raison.


4. Les pensées prennent le dessus sur tes actions 🎭

Quand anticiper devient plus fréquent que vivre réellement la situation, cela peut limiter ton élan, tes projets, tes interactions.

Exemple :
➡️ Tu annules des choses parce que tu imagines qu’il “va arriver quelque chose”.


5. Tu as du mal à redescendre émotionnellement après une inquiétude 🌡️

Certaines personnes mettent plus de temps que d’autres à revenir à un état neutre après une alerte interne.
Ce n’est pas un signe de fragilité : c’est un signe que le système nerveux est très réactif.


6. Tu te sens souvent seul(e) face à ces pensées 🤍

Quand tu as l’impression que personne ne comprend ce qui se passe dans ton esprit, ou que “c’est trop”, cela peut être un indicateur que tu portes trop de choses seul(e).


📌 À retenir
Consulter n’est pas un aveu d’échec.
C’est un moyen d’apprendre à apaiser ton système nerveux et
à comprendre ce qui active ces pensées. Parfois, quelques
séances suffisent pour alléger la charge mentale.

L’objectif n’est jamais de supprimer totalement les pensées négatives — elles font partie de la vie — mais de retrouver un équilibre où elles ne dictent plus chaque décision, chaque émotion, chaque anticipation.

Si tu sens que ces pensées prennent trop de place ou deviennent difficiles à gérer seul(e), en parler avec un professionnel peut vraiment aider à alléger la charge et à retrouver un espace intérieur plus calme.

Dans la section suivante, tu vas voir comment rassembler toutes ces informations et comment donner du sens à ce que tu vis.


Conclusion : comprendre pour apaiser 💬

La même femme debout près d’une fenêtre, regard tourné vers la lumière, expression apaisée et pleine d’espoir.

Imaginer toujours le pire n’est pas un défaut, ni un manque de maîtrise.
C’est le résultat d’un système émotionnel qui a appris à anticiper, à se protéger, parfois beaucoup trop vite.

Au fil de cet article, tu as vu comment :

  • l’anxiété peut déclencher une alerte trop tôt,
  • l’hypersensibilité intensifie chaque nuance,
  • la mémoire émotionnelle ravive d’anciens schémas,
  • l’intensité borderline rend l’incertitude plus difficile à vivre.

Ces mécanismes ne disent rien de ta valeur.
Ils parlent seulement d’un cerveau qui, à sa manière, cherche à t’éviter une douleur.

L’enjeu n’est pas de supprimer totalement ces scénarios catastrophistes,
➡️ mais d’apprendre à ramener du calme quand ils apparaissent,
➡️ et de redonner au présent plus de place que l’imaginaire négatif.

Tu vas maintenant pouvoir découvrir des techniques concrètes, simples, applicables au quotidien pour t’aider à reprendre la main :

➡️ Comment arrêter d’imaginer toujours le pire ? 7 techniques qui fonctionnent


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Si ce que tu viens de lire te parle, ou si certaines phrases ont réveillé quelque chose en toi, sache que tu peux aussi retrouver des capsules audio courtes (2 à 3 minutes) pour continuer la réflexion autrement.

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💬 Et toi, comment vis-tu ces pensées ?

Si tu te sens à l’aise, tu peux partager ton expérience en commentaire.
Parfois, lire d’autres vécus aide à se sentir moins seul(e).
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Si cet article t’a parlé, ou si tu connais une personne qui imagine souvent le pire, tu peux lui partager ce contenu.
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📌 Mini résumé — Pourquoi j’imagine toujours le pire dans les situations du quotidien ?

Imaginer toujours le pire est un mécanisme psychologique courant, souvent lié à l’anxiété, à l’hypersensibilité émotionnelle ou à une mémoire émotionnelle marquée par des expériences passées.
Ce réflexe, appelé catastrophisme cognitif, pousse le cerveau à anticiper des scénarios négatifs afin de se protéger face à l’incertitude.

Dans cet article, nous avons vu que le fait d’imaginer toujours le pire repose sur plusieurs mécanismes clés :

  • l’activation rapide de l’amygdale,
  • la difficulté à tolérer le flou,
  • l’amplification des signaux ambigus,
  • la création de scénarios catastrophistes sans preuve réelle.

Chez certaines personnes anxieuses ou borderline, ce fonctionnement peut devenir plus intense et envahissant.

👉 Imaginer toujours le pire n’est ni un défaut, ni un manque de volonté.
C’est un système de protection émotionnelle qui peut apprendre à se réguler avec de la compréhension, de la douceur et des outils adaptés.


Questions fréquentes sur le fait d’imaginer toujours le pire


Pourquoi j’imagine toujours le pire, même quand tout va bien ?

Parce que ton cerveau active un mécanisme appelé catastrophisme cognitif.
Face à l’incertitude, il choisit automatiquement le scénario le plus négatif pour “prévoir” ce qui pourrait mal tourner.
Ce n’est pas un choix conscient : c’est une réaction liée à l’anxiété, à l’hypervigilance émotionnelle ou à des expériences passées qui ont appris à ton esprit à anticiper plutôt qu’à attendre.

Le cerveau préfère surestimer un danger imaginaire… plutôt que de risquer d’en manquer un.


Est-ce normal d’imaginer toujours le pire ?

Oui. Ce réflexe touche un grand nombre de personnes. Les études montrent que l’être humain réagit cinq fois plus fortement à une information négative qu’à une positive, ce qui facilite la création de scénarios catastrophistes même en l’absence de menace réelle.

Ce n’est ni un défaut ni une faiblesse :
➡️ c’est une manière pour ton système nerveux de tenter de te protéger.


Pourquoi mes pensées catastrophistes semblent si réalistes ?

Parce que ton cerveau ne distingue pas complètement un danger imaginé d’un vrai danger.
Lorsqu’une peur apparaît, les zones liées à l’anticipation et à l’émotion s’activent, ce qui donne au scénario une impression de vérité.

C’est pour ça que tu peux te dire :

“Je sais que c’est irrationnel… mais j’ai l’impression que ça va vraiment arriver.”

Ce ressenti est normal : il est lié à l’activation émotionnelle, pas à la logique.


Comment reconnaître une pensée catastrophiste ?

Une pensée catastrophiste apparaît souvent :

  • très rapidement (parfois en une demi-seconde)
  • avec une charge émotionnelle forte
  • sans réel argument concret
  • sous forme de “Et si… ?”, suivi du pire scénario possible

Exemples :
➡️ “Et s’il lui était arrivé quelque chose ?”
➡️ “Et si tout s’écroulait demain ?”

L’objectif n’est pas de prédire, mais de tenter de contrôler ce qui fait peur.


Imaginer toujours le pire est-il lié à l’anxiété ?

Très souvent.
L’anxiété augmente l’hypervigilance, diminue la tolérance à l’incertitude et pousse le cerveau à analyser chaque détail comme un potentiel signal d’alerte.
C’est pourquoi les personnes anxieuses créent plus facilement des scénarios catastrophistes.

Ce n’est pas volontaire : c’est un système intérieur réactif.


L’hypersensibilité peut-elle renforcer le catastrophisme ?

Oui.
Quand les émotions sont plus intenses et les signaux plus fortement perçus, l’esprit imagine plus facilement des scénarios extrêmes.

Une petite incertitude suffit parfois à créer un “film intérieur”, car le cerveau hypersensible ressent plus rapidement une variation émotionnelle.

Ce n’est pas un problème :
➡️ c’est une sensibilité qui demande juste des outils adaptés.


Comment arrêter d’imaginer toujours le pire ?

Il existe des techniques simples et concrètes pour ralentir l’amygdale, apaiser l’émotion et couper la spirale anxieuse.
Tu peux les découvrir ici :

➡️ Comment arrêter d’imaginer toujours le pire ? 7 techniques qui fonctionnent

Ces outils t’aideront à calmer les pensées catastrophistes au moment même où elles apparaissent.

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