Apprendre à vivre avec mes émotions

Je m’appelle Sarah, j’ai 27 ans. Depuis que je suis adolescente, je me sens comme une tempête ambulante. Mes émotions changent si vite que parfois je n’arrive même pas à suivre. Un mot, un silence, un regard, et je peux passer de la joie à la peur ou à la colère.

Avec les années, j’ai compris que ce n’était pas seulement un “caractère fort”. Mes relations en souffraient beaucoup. J’ai souvent peur que les gens que j’aime m’abandonnent. Du coup, je m’accroche trop, je deviens envahissante… ou alors je repousse brutalement ceux qui me sont proches, comme si je voulais les tester. Après, je me sens coupable, mais le mal est déjà fait.

À l’extérieur, ça ne se voit pas toujours. Au travail, par exemple, je peux donner l’impression que tout va bien. Mais dès que je rentre, la fatigue émotionnelle me tombe dessus. Je peux m’effondrer en larmes sans savoir pourquoi.

Pendant longtemps, j’ai eu honte. J’avais peur qu’on me traite de folle. Alors je me suis enfermée dans le silence. Mais plus je gardais ça pour moi, plus j’avais l’impression d’étouffer.

Le diagnostic borderline est tombé il y a deux ans. J’ai pleuré quand la psy m’a expliqué, mais en même temps… j’étais soulagée. Enfin quelqu’un mettait des mots sur ce que je vivais. Ce n’était pas juste “moi qui étais bizarre”, c’était un trouble reconnu, avec des explications, des pistes pour aller mieux.

Aujourd’hui, j’ai un suivi régulier avec une psychologue. Ce n’est pas magique, je n’ai pas changé du jour au lendemain. Mais petit à petit, je comprends mieux mes réactions. J’essaie de repérer les déclencheurs, d’anticiper les moments où ça va être difficile.

J’ai aussi trouvé des choses qui m’apaisent : écrire dans un carnet quand je me sens trop envahie par mes pensées, écouter de la musique douce, ou sortir marcher, même juste dix minutes. Ce sont de petits gestes, mais qui font une vraie différence.

Si je partage mon histoire aujourd’hui, c’est pour dire à ceux qui traversent la même chose : vous n’êtes pas seuls. On croit souvent qu’on est incompris, mais il existe d’autres personnes qui vivent exactement les mêmes montagnes russes émotionnelles.

Demander de l’aide n’est pas une faiblesse. C’est difficile, oui. Ça demande du courage. Mais c’est le premier pas vers plus de lumière.

Moi, je ne vais pas toujours bien. Il y a encore des jours où je m’effondre. Mais j’avance. Et je commence à croire que je mérite aussi de vivre des choses positives

Sarah_D


💜 Le petit mot de l’équipe


Merci à Sarah pour ce témoignage sincère 🌸. Mettre des mots sur ses émotions demande beaucoup de courage, et son parcours nous rappelle que chaque petit pas compte.

Si vous vous reconnaissez dans son histoire, n’hésitez pas à en parler à un proche ou à un professionnel. Chercher du soutien n’est jamais une faiblesse, c’est au contraire un vrai acte de force 💪.


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Ces capsules ne cherchent pas à te “changer”, mais à mettre des mots sur ce que tu vis, parfois quand c’est difficile à formuler soi-même.

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